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Episode 1 : Qu’attend-on en général de l’audit interne ?

Les attentes vis-à-vis de l’audit interne peuvent varier fortement d’une entreprise à l’autre. Des critères objectifs et plus subjectifs influent sur la place et le rôle des auditeurs.

  • La taille de l’entreprise, bien sûr.

  • Le caractère multinational, ou pas,

  • Son secteur d’activité, notamment au sein de secteur disposant d’une réglementation spécifique cadrant les exigences des régulateurs en termes de contrôle interne, et donc d’audit de son niveau de maîtrise. Banque, assurance, secteur public, sociétés cotées,

  • La nature du business, peu de rapport dans la stratégie d’audit d’un groupe de distribution, disposant de centaines d’agences où se déroulent les opérations et une plateforme de service en ligne…

  • Son histoire : congrégation de PME acquises au fil des temps, dotées de dirigeants historiques, déployant des processus spécifiques sur des systèmes d’information dédiés ou monolithe très homogène, développant une forte identité culturelle.

Autant de facteurs qui, conjugués avec la passion de l’exécutif pour cette fonction, conditionneront la morphologie de l’audit interne.


Rendons à César ce qui lui appartient. Guillaume LITVAK et Sébastien ALLAIRE ont proposé une taxonomie des missions de l’auditeur interne qui fait consensus.


Les missions de l’auditeur sont donc articulées autour de 3 postures qui se succèdent et se complètent sur l’échelle de maturité de la fonction d’audit interne :

  • La mission d’assurance,

  • La mission de vigie,

  • Le business partner stratégique.

Suivant les contextes, les métiers, la maturité de l’organisation et, il faut bien le reconnaître, du leadership de l’auditeur, chacune de ces fonctions représentera un poids différent dans l’activité de chaque direction d’audit.


Détaillons chacune d’entre elles :


Mission d’assurance

Mission historique de l’auditeur, la mission d’assurance sert à donner du poids à la signature du top management de l’entreprise. Pour le dirigeant elle permet de s’assurer que les procédures, notamment de sécurité financière sont correctement appliquées.

Depuis l’avènement des règlementations de sécurité économique comme sarbanes-Oxley act ou la 8ème directive, la mission d’assurance de l’auditeur permet d’étayer l’engagement de l’exécutif en matière d’exactitude et de sincérité de l’information financière.

Hors des entreprises cotées ou des secteurs réglementés comme la banque ou l’assurance, cette mission est peu valorisée par les parties prenantes. Les opérationnels lui reconnaissent peu de valeur, dénigrant le côté « administratif » de l’exercice. Les managers, tournés vers le développement de l’entreprise accordent en général peu d’attention à contrôler ce qui fonctionne…


Mission de vigie

Pour reprendre une métaphore populaire, passer du temps et consacrer des ressources à vérifier que les trains arrivent à l’heure n’intéresse finalement pas grand monde.

Par contre, débusquer les retardataires, et si possible, agir avant que les dysfonctionnements ne présentent trop d’impact, semble susciter beaucoup plus d’intérêt.

Nous sommes ici dans un paradigme de gestion de risques centré sur une valeur immédiate, parfois sonnante et trébuchante.

C’est la mission de vigie de l’auditeur interne : détecter des situations anormales, en comprendre les causes, permettre une remédiation semi-préventive.


Mission de business partner stratégique

Une des qualités essentielles de l’auditeur est que très vite, il connaît le « business » de l’entreprise dans toutes ses formes d’expression.

Il est, de plus, au contact de l’exécutif et normalement imprégné des orientations stratégiques de l’organisation qu’il surveille.

Cela constitue un atout considérable pour qui saura s’appuyer sur son expertise.



Découvrez tout de suite l'épisode 2 :

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